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dimanche 10 mai 2020

#111 Faut-il continuer d'encourager la presse écrite ?



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Vous le savez sûrement, puisque vous lisez ce présent article #111 du blog de JRV-Infos, le web est en train de tout dévorer sur son passage. On observe ainsi la lente disparition des vendeurs de billet SNCF, des agences matrimoniales, des bureaux de poste, ainsi que raréfaction des bottins et des chèques, par exemple. Et bien sûr, donc, de la presse écrite.

Et pourtant, n'y a-t-il pas qu'avec un journal papier qu'on peut avoir une rapide vue de son ensemble ?
Un premier examen de ses pages, à vocation de prélecture ou de survol négligeant, bat tout les records de rapidité. Nul besoin de cliquer sur les titres, et d'attendre le chargement de la page, revenir à la page d'accueil, recliquer, attendre à nouveau son chargement...
Bien moins de pub que sur Internet, en outre, puisque le canard est déjà financé par son prix d'achat ! - et subventionné par le pouvoir propagandique en place... Ahem !)
Et puis, ce que j'entends parfois, n'est-il pas agréable de pouvoir montrer facilement à des connaissances un article qui nous a plu, d'un large geste du bras, à le lui partager en lui faisant généreusement un don de connaissance et d'actualité ?
"Té Robert, regard, tu as vu, y z'ont recruté Enadiz, au PSG, c'est la nouvelle coqueluche du Parke des Preysses ! Ah attention, y a le busse qui arrive !"
Ou à l'inverse, trouer le journal d'un coup de poing rageur dans le cas où un article nous a révolté, et l'émietter en confetti pour passer ses nerfs ! Essayez donc de faire cela avec un ordinateur !
Non, assurément, la presse écrite et tirée a l'air bien plus attrayante que la presse numérisée, qu'on pense bâclée. Sans compter que l'odeur du journal est importante pour certains d'entre nous ! Oh si, tu l'avouas, l'autre jour. Si ce n'est toi c'est donc ton frère.

Et pourtant ! De par la malléabilité, la réversibilité, l'instantanéité de l'internet, le site ou le blog de presse est toujours sur le coup ! Pas de délais, s'il y a erreur on change, une photo à rajouter ? deux ? Trois ? Qu'importe, on a une place infinie !
Le boulot se fait petit à petit, à l'heure que l'on veut, petit à petit on agence les briques, hop hop hop, à force d'opérer des frappes microchirurgicales par ci par là, on finit par former un bel édifice !
Contrairement à la presse écrite, qui s'écrit du début à la fin, sans une vue d'ensemble, et quand on se rend compte à la fin que ça ne rend pas bien, c'est trop tard, c'est imprimé !
Alors certes, ce qui rapporte encore un peu, c'est plus la presse écrite que le site de presse. On propose un bien matériel, palpable, l'acheteur se dit qu'il a aquis non seulement de l'idée mais aussi du papier ! Mais les mentalité changent, tout comme les appareils électronico-numériques. N'est-il pas de plus en plus agréable de "feuilleter" un ouvrage sur une tablette, ou une liseuse ?
Alors imaginez dans 100 ans... La presse papier ne se pourra alors faire une place.

Alors n'y a t il plus qu'à dire "La presse écrite est morte, Vive la presse numérique !" ?
Je ne sais pas. Sans doute faut-il laisser à la presse papier encore une chance. Et puis on verra qui des deux remportera le combat loyal de l'offre et de la demande.

La traditionnelle lutte des anciens contre les modernes.

L'important c'est de participer, mais...
Que le meilleur gagne !

JRV


 

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jeudi 7 mai 2020

#110 - Sciences appliquées : l'instant bricolage


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Petite idée, si vous êtes bricoleur, ou si vous désirez découvrir l'électronique.

1) Se procurer une carte Arduino. C'est une petite carte électronique de commande et d’acquisition. Elle fonctionne de manière vraiment très simple, tant en numérique qu'en analogique.
Vous pouvez choisir le modèle de base, l'Arduino Uno (~ 15 euros au magasin d'électronique du coin).
Il est recommandé de se procurer quelques LEDs, résistances, condensateurs pour des premiers essais de base.

2) Connectez-la carte à votre ordi (port COM). Le plus simple est de la connecter en USB, même si une connexion en Ethernet, via un shield, est tout-à-fait possible (Un shield est une carapace pour la carte, à acheter en supplément).

3) Installer le petit logiciel du même nom, Arduino. Le concept est de réaliser des petits programmes de commande et d'acquisition de cette carte.
Le langage de programmation est propre à Arduino, mais il est fortement inspiré du langage C. C'est du logiciel libre.
Le programme par défaut commande le clignotement d'une LED.

4) Lorsque vous êtes arrivé à faire clignoter la LED, passez à l'étape supérieure en faisant varier la fréquence de clignotement, en faisant du fading, en acquérant la réponse d'un filtre RC, etc...

5) Tous ces petits exercices sont simulables sur un site très bien fait, https://circuits.io/. Vous dessinez le schéma électrique de votre montage et vous compilez le code du programme que vous avez composé.

6) Vous pouvez même acheter un petit moteur électrique (~ 10 euros) ainsi qu'un shield pont-de-puissance (~ 10 euros) pour commander la rotation du moteur avec l'Arduino. Le shield pont-de-puissance est essentiel, c'est lui qui remplit le rôle du driver. En effet, connecter directement le moteur à la carte comporte deux inconvénients majeurs :
- Les bobines des moteurs sont sources de surtensions qui peuvent abimer ladite carte.
- Ces bobines ont besoin de pas mal d'Intensité, alors que la carte est très limitée en courant (250 mA, si mes souvenirs sont bons).
C'est donc le shield - pont de puissance - driver qui va amener ce courant. Vous pouvez utiliser un moteur simple à une bobine, ou un moteur pas-à-pas à quatre bobines.
Dans ce dernier cas, la rotation du rotor sera plus maitrisée et plus précise, mais plus lente.

7) Enfin, si vous êtes familier de LabVIEW, sachez que la bibliothèque LINX-Hacker est très pratique d'utilisation. Téléchargez la bibliothèque, et si les modules se révèlent être incompatibles avec votre version de LabVIEW, installez la version 1.0, qui est déjà pas mal. Celle-là devrait marcher.

8) Ou encore, si vous êtes un adepte de Python, vous pouvez charger sur l'Arduino un programme de translation, et ensuite lui transmettre les ordres codés en Python.

9) Enfin, montez un projet. Imprimante 3D, détecteur de mouvement, affichage de messages, intelligence artificielle, les idées ne manquent pas !

10) Have fun !

JRV

 

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mercredi 6 mai 2020

#109 - Se questionner : le réflexe de l'Homme


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Eh oui, l'un des merveilleux cadeaux donné par Dieu aux Hommes est que celui-ci peut parler dans sa tête.
Presque automatiquement, sans se forcer, sans y prendre garde, il se formule mentalement une question devant la manifestation, dans son environnement, d'un phénomène curieux.

On espère de tout coeur que Dieu entende l'expression mentale de nos idées, de nos remarques, et surtout de nos questions !
Et bien évidemment, de nos prières, mais cela ne fait aucun doute, car c'est fait pour...

JRV

 

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dimanche 3 mai 2020

#108 - David a été avantagé contre Goliath : il était plus petit !


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C'est David qui a gagné contre Goliath, forcément !
Ben oui, il était plus petit !
Car enfin, il est ainsi plus facile de gagner !

À Austerlitz, le 2 Décembre 1805 (2 S 1805), la "Grande Armée" était paradoxalement bien petite, et c'est pour cela que les grognards ont foutu leur raclée aux Austro-russes. Plus mobiles, nos soldats de l'époque étaient dirigés de manière à porter le surnombre sur des points précis de l'armée ennemie, par le commandement avisé d'un "empereur" qu'il faut bien reconnaitre comme génial dans la stratégie militaire.

Et de même, en mer, à peine cinq ans plus tôt, c'est peut-être parce que la Confiance de Surcouf ne valait pas le quart de la moitié du Kent de Rivington qu'elle en est venue à bout ! Sans doute que fourmillant sur leur navire pourtant gigantesque, les "rosbifs" de la Navy se gênaient entre eux !
Pour comprendre cette bataille de Corsaire français contre Navy anglaise, je ne peux qu'orienter vers cette courte vidéo :https://www.youtube.com/watch?v=B0LHKWPjEz4
Simple. Drôle. Instructif. Rapide. Efficace. À quasi 100% fidèle à la réalité historique, je pense, pour peu que Surcouf affichât en ce temps-là la même physionomie qu'Anakin Skywalker !

Et aujourd'hui encore, et dans tous les domaines, les petits éclatent les gros.
Dans le film d'animation, lorsque le Mr Hublot du Français WATT Frame remporte en 2014 l'Oscar du meilleur court métrage d'animation, devant les productions des mastodontes américains Dreamworks et Pixar,
Dans les feux d'artifice, puisque c'est la petite entreprise familiale italienne des Foti qui est chargée chaque nouvel an d'embraser la baie de Sydney avec un spectacle pyrotechnique des plus beaux et spectaculaires du monde.

...

Alors heureux êtes-vous si vous êtes petit ! Surtout qu'en période de vache maigre, ayant moins besoin de manger que les gros, c'est vous qui vous en sortez.

Moi, JRV, je suis petit. Mon Dieu, faites que les vaches soient maigres...

 JRV

 

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vendredi 1 mai 2020

#107 - Laïcité, quand tu nous tiens...


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Qu’est-ce qui a poussé, en Décembre 2014, un garçon de 20 ans originaire d’Afrique noire à blesser grièvement à coups de couteau, au son mélodieux du bien connu « Allahu Akbar », trois policiers à l’intérieur de leur commissariat à Joué-lès-Tours, jusqu’à être abattu dans un contexte tragique ?
Sans travail, de parents séparés, fiché pour trafic de drogue, extorsion de fonds, vol à l’étalage et recel, puis converti il y a quatre ans à un islamisme flou mais fascinateur, ce jeune homme était manifestement à la dérive, comme beaucoup de victimes d’une intégration ratée devenue une désintégration dramatique plus qu’autre chose.
Mais c’est après avoir copié les slogans et le sigle du « jihad » de l’armée islamiste insurrectionnelle de « Daech » sur un site Internet que ce jeune égaré s’est laissé aller à ce « coup de folie ». Un « coup de folie », encore un (!), à en croire un magistrat chargé de cette affaire qui évoque « un paramètre psychiatrique »

...

Rien là cependant de très rassurant, dans une société disloquée qui n’offre plus guère de repères à sa population, et encore moins à sa jeunesse. Une société laïciste déboussolée dont certains cadres politiques et administratifs jugent tout indiqué de lancer une guerre absurde contre les crèches de Noël et les traditions chrétiennes.

À vouloir éliminer les signes de paix et d’amour comme celui de la naissance d’un enfant divin sous une bonne étoile, et à vouloir arracher les bonnes plantes, on laisser pousser des racines de haine et de désespoir.
À refuser les signes d’intégration possible, on laisse désintégrer des consciences dévastées.

Dommage pour l’avenir d’une France spirituellement désertifiée. D’une France désignée comme « pays de mission » et qui doit choisir désormais entre la mission et la démission, à l’heure d’une sauvagerie banalisée au quotidien.

JRV

 

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jeudi 30 avril 2020

#106 - Science et histoire du ballon des Montgolfier


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Ah, Joseph-Michel et Jacques-Étienne, vous faites honneur à Lyon !

Il a fallu attendre 1 783 années de notre ère - de notre air ! - pour faire enfin voler un être humain !
Voler... Le rêve d'Icare... Quelques plumes, un peu de cire, et hop !
Qui parmi vous, chers lecteurs, rêvent la nuit qu'ils volent ?
N'est-ce pas une manifestation de l'esprit décorporalisé, une intuition prémonitoire que vous sillonnerez les grands couloirs aériens du royaume éternel, un jour, un jour, on croise les doigts !?

1783 années... Il était temps ! En 18 siècles, jamais personne sur Terre n'avait donc couvert un feu d'une toile, pour le protéger de la pluie ? Parmi les dizaines de milliards d'humains qui avaient déjà vécu sur Terre depuis l'aube de l'Humanité, jamais le moindre pékin n'eut un jour la folle idée de mettre de l'air chaud dans un bout de tissus creux ?
Bon, alors que cette Humanité soit un peu plus entreprenante, et un peu plus versée dans l'expérimentation, non ?

C'est ce que firent nos amis Joseph-Michel et Jacques-Étienne, ainsi qu'on le va détailler.
Deux frères, donc, qui grandirent dans une fratrie de... 16 enfants ! C'est Joseph - qu'il nous pardonne cette simplification de son prénom ! - qui commença le premier ses prospections scientifiques, partant du constat d'un papier enflammé qui s'envole dans la cheminée, ou encore d'une chemise mise à sécher au-dessus d'un feu, puis mettant en application à l'aide d'un cube de taffetas de soie.
En 1782, à Annonay, tout s'emballe. Joseph et Étienne gonflent une petite enveloppe cubique avec un feu de laine et de paille. Elle s'envole à une trentaine de mètres d'altitude ! La paille est mouillée exprès, car les frangins pensent, par analogie aux nuages, que la fumée est la responsable de l'élévation ! Mais l'important est que ça marche. Demande de subvention, tractation avec la Cour du Roi, les frères Montgolfier font des pieds et des mains pour faire reconnaitre leur invention.
Enfin Le 19 septembre 1783, c'est donc à Versailles devant Louis XVI - Et non, Louis XIV, comme le pensent beaucoup de gens ! - qu'a lieu la démonstration avec un mouton, un canard et un coq comme passagers.
À bord du Martial, les animaux montent environ à 500 mètres ! Victoire ! À l'atterrissage, Jean-François Pilâtre de Rozier accourt. "Les animaux sont vivants et bien portants", clame-t-il. Il déborde d'enthousiasme. Il en rajoute ! Il glorifie tout haut les frères lyonnais ! Il rivalise d'inventivité pour trouver de bonnes et littéraires réparties, tout en faisant bien gaffe d'être bien vu et entendu du Roi !
Zèle, tapage, remue-ménage ! Vous ne datez pas d'hier... L'exemple de la mouche du coche de La Fontaine avait pénétré quelques esprits de la Cour du Roi, apparemment.
C'est dit. Pilâtre de Rozier sera l'aéronaute choisi pour l'essai d'un vol habité, en dépit du poil de Joseph qui se hérisse de plus en plus, face à cet agitateur qui veut s'approprier leur invention. Vol habité qui se produit le 21 novembre 1783, avec, donc, Jean-François Pilâtre de Rozier et le Marquis d'Arlandes au château de la Muette à Paris, à la lisière du Bois de Boulogne.
Le ballon monte jusqu'à 1000 mètres et atterit sur la Butte-aux-Cailles. Re-Victoire ! On sait ce qui se passe, après une découverte. Il faut ensuite aller toujours plus loin, toujours plus fort. Voila que Joseph veut rendre possible des Paris - Lyon en ballon ! Il construit un énorme ballon de 23 270 m3, d'un poids de sept tonnes, capable d'emmener sept personnes. Jean-François Pilâtre de Rozier, encore lui, arrive à Lyon en Décembre, ce qui a pour don d'irriter Joseph, mais qui fait rire Étienne. Le 19 janvier, 100 000 Lyonnais sont présents pour assister au spectacle. Les 7 passagers s'élèvent, et découvrent un clandestin, tapis au fond de la nacelle ! Le resquilleur est évacué sans ménagement, tel un sac de sable...
Le décollage est laborieux mais il se déroule normalement tout de même.
C'est alors qu'une déchirure apparait au sommet, le ballon perd rapidement de l'altitude et atterrit brutalement à une centaine de mètres de son point de départ ! Les voyageurs sont choqués mais indemnes, ce qui n'est pas le cas du ballon à moitié brûlé qui est irrécupérable.
L'épopée aérienne ne fait que commencer, et elle ne sera pas de tout repos !

Réformateurs, les deux frères ne sont pas inquiétés durant la révolution française. Jadis comme aujourd'hui, il fallait de tout pour faire un monde. Des fidèles au Roi jusqu'à la mort, et des pratiqueurs de Taqiya, pour rester en vie, tout simplement, ne pas rentrer dans le jeu des adeptes de pratiques mortifères, et perpétuer la vie et l'esprit français...

...

Paris-Lyon en ballon ! Et pourquoi pas ?Pourquoi doit-on se coltiner des Ouibus, au 21e s., je vous le demande. Et pourquoi aucun dirigeable dans le ciel ? Ne serait-ce pas plus sympas, pour aller faire ses courses, que de devoir prendre le métro ? Il y a une volonté de banalité et de médiocrité, ma parole...

 ...

Bon, c'est captivant tout ça, mais a-t-on compris comment vole un ballon ? "C'est la poussée d'Archimède." "C'est l'air chaud du ballon qui est plus léger que l'air froid de l'atmosphère, car moins dense."
Des excuses. Des explications, livrées de manière étêtée, comme un petit perroquet qui répète sa leçon.Et récitées avec fierté, voyez vous ça ! Est-on savant ! Mais en réalité, on frôle le phénomène, mais on ne le veut pas pénétrer. Car enfin, la pression exercée par l'air sur le ballon n'est pas la même sur sa base que sur son sommet ! Elle est plus importante en bas qu'en haut ! Bien sûr, puisque l'air est un fluide, et que sa pression est en ro.g.z, c'est à dire que, étant quasiment nulle au niveau mésosphérique, elle augmente au fur et à mesure qu'on se rapproche du sol, jusqu' à atteindre le fameux 1013 hpa ! L'air poussant plus sur la base du ballon que sur son sommet, le ballon s'élève... C'est ça, la raison principale ! Et cet effet agit sur tous les objets ! Et si la grande majorité d'entre eux restent posés sur le sol, c'est parce que leur poids, supérieur au poids de l'air, contrebalance cet effet !

Bon... qu'on retienne juste que l'air pousse plus sur la base du ballon que sur son sommet. Ça me soulagera et me fera entendre, dans les discussions, autre chose que les sempiternels : "C'est la poussée d'Archimède !" , "C'est le ballon qui est plus léger que l'air !"

JRV

 

Partie supérieures ornée de Fleurs de Lys avec en dessous les douze signes du zodiaque en couleur d'or sur un fond peint bleu azur, au milieu des chiffres de Louis XVI, les deux L entrelacés, quatre fois répétés et entremêlés de soleils éclatants et le bas garni de mascarons, de guirlandes et d'aigles à ailes déployées.

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mardi 28 avril 2020

#105 - Les abeilles, les frelons et l'apiculteur


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Un apiculteur vivait du miel de ses abeilles.
Tout allait bien, jusqu'au jour où la production de miel par les hyménoptères apoïdes commença à ralentir.
"À quoi sert-il de produire autant de miel ?, se disaient de plus en plus les ouvrières entre elles. Il nous l'est enlevé en quasi-totalité à chaque fois ! Reposons-nous un peu ! Produisons moins, et gardons le produit pour nous !"
Ce qu'elles firent.
Quand l'apiculteur arrivait pour la récolte, elles lui fonçaient dessus, s'infiltraient dans ses manches, dans sa culotte, dans ses chaussettes, et le piquaient avec une folle ardeur. Vêtement protecteur, fin grillage, vaporisateur de fumée, rien n'y faisait. L'apiculteur repartait couvert de gros boutons rouges.
Celui-ci conçut alors une idée machiavélique. Il incorpora dans la ruche quelques frelons, puis de plus en plus.
"Les frelons sont moins organisés, pensait-il. Et surtout, ils se posent moins de question. Même si le peu de miel qu'ils produisent est fade, jamais ils ne se rebelleront contre moi, du moins jamais ils ne sauront s'organiser pour ça. De plus, diverties par les frelons, les abeilles se détourneront de moi et n'auront plus le temps de m'attaquer !"
Curieuses, les abeilles accueillirent d'abord aimablement ces grosses images d'elles-mêmes, mais bientôt, beaucoup ne les supportèrent plus. En effet, dans leur majorité, les frelons restaient entre eux et complotaient sans interruption. Sans compter qu'ils se servaient largement dans la réserve de miel, pour leurs propres ripailles.
Beaucoup d'abeilles en voulurent aux frelons, mais, puisque ceux-ci étaient protégés par l'apiculteur, ainsi que par des abeilles pacifistes, elles ne purent leur porter des coups, ou les chasser.
Elles ne firent, dès lors, plus que ruminer leur rancœur contre ces vespidae imposants.
Parmi ces opposantes à la cohabitation, seule une toute petite minorité d'abeilles perçut que la source originelle de leurs malheurs n'étaient pas tant les frelons que l'apiculteur.

Je ne connais pas encore la suite de l'histoire.

JRV

 

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